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SAD - La Défenseure des droits formule 17 recommandations pour garantir le droit à l'autonomie des personnes accompagnées à domicile

Saisie par APF France Handicap et l'AFM-Téléthon, ainsi que des réclamations individuelles, la Défenseure des droits constate des atteintes au droit à l’autonomie des personnes en situation de handicap accompagnées à domicile. La décision-cadre formule 17 recommandations visant à susciter une mobilisation de l’État et des acteurs institutionnels afin de garantir un accompagnement à domicile respectueux de leurs droits fondamentaux.

Publié le 29 juillet 2026

De Uniopss

  • Analyse

INFO Nationale

Aperçu Prise en compte par la protection sociale de la compensation du manque et de la perte d'autonomie (Dossier documentaire du Congrès de l'Uniopss 2007)

La Défenseure des droits alerte sur les atteintes au droit à l'autonomie des personnes accompagnées à domicile

Dans sa décision cadre rendue le 26 juin 2026, la Défenseure des droits constate que les atteintes au droit à l’autonomie des personnes en situation de handicap accompagnées à domicile se caractérisent par un décalage entre les droits formellement reconnus et les modalités concrètes de leurs mises en œuvre. Le Comité des droits des personnes handicapées de l’ONU précise que l’accès à des services d’appui personnalisés doit être considéré comme un droit et non comme une forme de prise en charge médicale ou sociale.

Un sous-financement structurel qui nuit au développement de l'offre et augmente le reste à charge pour les personnes accompagnées

Plusieurs difficultés sont remontées et la décision-cadre formule 17 recommandations, notamment :  

Les fédérations professionnelles rencontrées par le Défenseur des droits alertent sur le fait que le tarif plancher demeure très largement inférieur au coût de revient d’une heure d’aide à domicile. Ce décalage entraîne des difficultés de trésorerie pour les structures du secteur de l’autonomie à domicile, affectant la qualité des interventions et les possibilités de recrutement, fragilisant leur existence dans un contexte de besoins pourtant croissants. Les associations du secteur estiment que cette situation les contraint à puiser dans leur trésorerie « déjà largement fragilisée pour maintenir leurs prestations, leurs recrutements, leurs exigences de qualité » et demandent en conséquence une harmonisation entre les taux d’augmentation du tarif plancher national et le taux d’encadrement des prix des services autonomie. Tout en prenant acte des mesures départementales prises afin d’éviter l’effondrement des SAD les plus fragiles dans des territoires où l’offre est insuffisante, le Défenseur des droits constate que ces décisions impactent directement le droit à la compensation et à l’autonomie des personnes en situation de handicap en générant des restes à charge insurmontables pour les personnes concernées. Ainsi, la recommandation n°1 prévoit, sans préjudice d’une réforme plus ambitieuse visant à instaurer un pilotage unifié de la politique de compensation du handicap dans le cadre de la branche autonomie de la sécurité sociale, de prendre les mesures pour garantir un tarif plancher correspondant au coût de revient d’une heure d’aide, d’accompagnement et de soins à domicile, en veillant à ce que celles-ci n’entraînent aucune conséquence négative pour la personne accompagnée, notamment en matière de reste à charge ou d’accès aux prestations.

 

Cette situation financière dégradée menace l’équilibre économique des services et, par conséquent, la continuité de leur mission d’accompagnement des personnes vivant à domicile. Car il revient aux SAD d’absorber une partie de l’inflation (salaires, charges, etc.) sans pouvoir répercuter intégralement la hausse sur les tarifs facturés aux usagers, ce qui engendre des risques de difficultés financières pour certains services, surtout s’ils ont des coûts fixes élevés (locaux etc.). C’est pourquoi dans sa recommandation n° 4, la Défenseure des droits recommande à la ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées de prévoir un mécanisme de compensation des charges induites par les nouvelles obligations pesant sur les départements sans accroissement du reste à charge pour les usagers. De même, la recommandation n° 10 prévoit d’instaurer une contribution minimale obligatoire au fonds départemental de compensation du handicap, par les contributeurs prévus à l’article L. 146-5 du code de l’action sociale et des familles. 

 

Constatant que le libre choix de prestataires est inopérant du fait de l’insuffisance notoire de l’offre de services, la Défenseure des droits recommande à la ministre chargée de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées de veiller au développement d’une offre suffisante et adaptée ainsi qu’à la répartition territoriale des services autonomie à domicile et de programmer, en coordination avec la CNSA, une évaluation de la réforme de l’organisation des services autonomie à domicile afin notamment d’apprécier si elle a permis une amélioration effective de l’accès aux services. La Défenseure...

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