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Rapport de l'HAS - Analyse des déclarations de la base nationale des évènements graves associés aux soins (EIGS) survenus chez des patients en fin de vie

Publié le 21 septembre 2026

De Uriopss Occitanie

Aperçu

La fin de vie ne se réduit pas aux derniers instants précédant le décès. Elle concerne notamment les situations dans lesquelles une personne présente une maladie grave, évolutive, en phase avancée, potentiellement mortelle, ou un pronostic vital engagé à court ou moyen terme (1, 2). Cette période recouvre des trajectoires cliniques variées et parfois prolongées, marquées par une aggravation progressive de l’état de santé, des besoins de soins et d’accompagnement croissants, ainsi que par des décisions complexes portant sur les objectifs de soins, le soulagement des symptômes, la proportionnalité des traitements et le respect des volontés de la personne (3, 4). Au cours de cette période, les soins apportés peuvent donc être curatifs et/ou palliatifs (5). Le nombre de personnes concernées par une prise en charge médicale en fin de vie est difficile à estimer. Il peut toutefois être approché à partir du nombre de personnes susceptibles de relever de soins palliatifs en fin de vie, évalué à 60,6 % des décès survenus en France en 2017, soit 365 273 personnes (6) 1. Dans un contexte de vieillissement de la population, de progression des maladies chroniques évolutives et de développement des soins d’accompagnement, les besoins liés à la fin de vie devraient continuer à augmenter dans les prochaines années (6, 8). La fin de vie est associée à des risques spécifiques pour la sécurité des patients. En effet, les per sonnes sont souvent très vulnérables du fait de polypathologies, d’une évolution clinique parfois rapide ou difficile à anticiper, d’altérations cognitives ou fonctionnelles, et d...

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