Après une consultation nationale, menée entre novembre 2025 et février 2026 et qui a mobilisé près de 80 000 citoyens et professionnels, les organisateurs des États généraux de la santé et de la protection sociale ont souhaité ancrer les réflexions sur l’ensemble du territoire.
Ainsi quatre ateliers organisés par la Mutualité Française en Grand Est ont rassemblé 160 personnes afin de partager des constats et des pistes d’action, dans une dynamique d’intelligence collective.
Le 22 avril à Nancy, ce sont les thématiques de la santé mentale et l’accès aux soins qui ont été évoqués. Sur la santé mentale, les échanges ont mis en avant la nécessité de rendre les dispositifs plus lisibles et mieux coordonnés, de renforcer les approches collectives, de développer la formation aux premiers secours en santé mentale et d’impliquer davantage le monde du travail. Concernant l’accès aux soins, les propositions portent sur le renforcement du guichet unique pour améliorer la lisibilité de l’offre, le développement de démarches “d’aller vers” les publics, et une réorganisation des parcours de soins autour du travail en équipe.
Puis, l’Uriopss Grand Est a co-animé deux thématiques lors de l’atelier du 1er juin à Strasbourg, en présence d’Eric CHENUT, président de la Fédération de la Mutualité Française sur les sujets de la coordination des acteurs du handicap et de l’innovation sociale et en santé. Sur le handicap, les échanges se sont portés sur l’école inclusive (oui, mais avec les bons moyens – humains et financiers - à disposition : des enseignants formés aux différents handicap, suffisamment d’AESH pour suivre l’enfance dans son parcours scolaire et en dehors ainsi que l’attractivité autour de leur métier), sur l’amélioration de la qualité de l’accompagnement et les orientations vers les dispositifs existants qui restent parfois peu connus, l’inclusion des personnes en situation de handicap dans toutes les étapes de leur vie : à l’école, dans les études, au travail, …), le soutien des aidants, l’accessibilité des lieux de soins et remboursements de certaines activités paramédicales ...
Sur l’innovation sociale et en santé, les échanges ont pu mettre en avant la notion élargie d’innovation sociale portée par le réseau UNIOPSS/URIOPSS. Les débats ont évoqué l’arrivée de l’IA dans le domaine de la santé et les incertitudes qu’elles soulèvent, la question de la protection des données personnelles de santé et sur la nécessité de replacer l’empathie au cœur de l’accompagnement des parcours de soin. Sur les moyens de soutien à l’innovation, il a été évoqué le fait que l’innovation doit se nicher partout et que son financement ne doit pas uniquement reposer sur des fonds publics.
Une restitution sera organisée en Grand Est dès la rentrée de septembre 2026.